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Australie 2017

 Après avoir quitté la Thaïlande, sans vélo et sans moto, nous avons trouvé notre premier contact au pays des kangourous, chez Chris un millionnaire dont la maison est située dans les hauteurs de Cairns (Queensland). Ceci grâce à la plateforme HelpX qui consiste à travailler quelques heures par jour pour l’habitant en échange du gîte et du couvert. Ce qui nous a permis de travailler à nos heures perdues, afin de nous remplir un peu les poches et d’acheter Francis (notre 4*4, un Mitsubishi Pajero). Pour la petite histoire, nous l’avons acheté à une backpackeuse qui l’avait acheté à une dame âgée qui se prénomme Francis, voilà voilà ! Avant de quitter notre premier hôte australien, nous avons aménagé Francis comme un roi de sorte qu’on puisse dormir dedans très confortablement. Nous avons aussi investi dans un awning-tent pour avoir plus d’espace et camper à plusieurs. Les Australiens sont calés en termes de matos camping, les espaces sont tellement vastes qu’il est quasi impossible de voir un Australien sans son gros 4*4 et l'équipement pour camper. Nous avons aussi croisé de nombreux campings-cars et bus/vans aménagés.

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Francis, le robuste 4*4

Une fois prêt à partir nous avons décidé de vivre une aventure différente et, toujours grâce à HelpX, nous avons pu rencontrer une famille hors norme. Scott et Meredith et leurs quatre garçons âgés de cinq à douze ans. Ils ont choisi de tout quitter pour vivre “reclus” au fin fond de la forêt. Ils ont bâti avec les années quelques cabanes, aux bords des différents lacs qu'ils possèdent et sont autonomes en énergie. Nous nous souvenons avec nostalgie de nos douches au milieu de la forêt, avec l’eau chauffée au feu de bois !! Ils accueillent avec plaisir des voyageurs souhaitant découvrir leur mode de vie, en échange d'un peu d'aide pour aménager leur terrain. C’est également ici que nous avons rencontré Sonia, une Américaine, et sa petite fille de deux ans, Rivière, avec qui elle voyage depuis plus d’un an, une vraie maman aventurière. Ce fut de belles rencontres. Ce genre d’expérience te fait prendre conscience que nous vivons dans un monde de surconsommation et que la vie minimaliste peut être plaisante. Nous sommes restés une semaine à leurs côtés, mais nous avions trop la bougeotte et sommes partis pour une tout autre expédition. 

Nous nous sommes lancé un défi avec Francis « Let’s go to the Cape York ». Situé à l’extrême Nord du Queensland, le Cape York est une région tropicale isolée et sauvage, accessible via une piste réservée aux 4*4. Une vraie immersion dans le bush et une aventure pleine de poussière orange ! Quel bonheur de traverser des parcs nationaux et des réserves naturelles, foyers de centaines d’espèces d’oiseaux magnifiques ! Évidemment, nous voulions faire cette aventure en total autonomie, peu de confort et pas de douche pendant… 10 jours ! Heureusement, des rivières nous tendaient leur bras pour nous débarrasser des particules orangeâtres des routes, qui s’infiltrent dans le moindre recoin de la voiture. Nous sommes partis avec suffisamment de vivres pour plusieurs jours et l’eau se trouve facilement sur la route. En revanche, nous faisons le plein d’essence et nous avons aussi deux jerricans sur le toit de Francis. Il nous arrive de rouler 200 km sans trouver un seul supermarché ou une station-service. 

 

 On nous a prévenu, il n’est pas rare au Cape York que les aventuriers perdent leur 4*4 en traversant certains points d’eau trop profond ou en faisant les fous. Mais cela reste une aventure que l’on conseille forcément à tous, avec une bonne préparation en amont. Nos plus beaux souvenirs restent les levers et couchers de soleil, souvent au coin du feu, avec pour seule musique des oiseaux parfois moqueurs, tels le kookaburra et une nature intacte ! Se retrouver seuls, au bout du monde, offre une sensation de liberté intense. 

little train-truck
Little train-truck
Northernmost point
Northernmost point
La pointe du Cape York
La pointe du Cape York
Notre premier feu de camp
Notre premier feu de camp
Elliot Creek
Elliot Creek
Un varan
Un varan
Nid de termite géant
Nid de termite géant
On the road to the Cape
On the road to the Cape
It's a bloody long way
It's a bloody long way
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À notre retour du Cape York, les parents de Kylian nous ont rejoint à Cairns pour passer cinq semaines à nos côtés. Nous voulions leur faire découvrir le voyage façon Robinson Crusoé. De Cairns jusqu’à Sydney, nous avons longé la côte. Francis étant déjà équipé pour quatre personnes grâce à notre awning-tent, ce fut cinq semaines de rêves, un peu plus touristiques en leur compagnie. 

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 Première activité ensemble, du snorkeling dans la barrière de corail, qui a perdu de ses couleurs à cause du blanchiment des coraux, lié aux vagues de chaleur de 2016 et 2017. Une chouette expérience malgré tout, où nous avons pu être sensibilisés au réchauffement climatique et à l’avenir des coraux. Nous avons survolé les îles Whitsundays, un archipel de 74 îles au milieu d’une eau turquoise au large des côtes du Queensland à côté de la grande barrière de corail. Nous avons pu barboter dans l’eau transparente de l’une des plus belles plages du monde, Whitehaven beach. Un magnifique souvenir teinté de bleu et de sable fin d’une blancheur aveuglante. 

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Whiteheaven Beach

​L’exploration de l'île de sable la plus large au monde, Fraser Island (123 km sur 22 km), fut une expérience incroyable. Réservée une fois encore aux 4*4 (impossible en van), Fraser Island était autrefois nommée “N’Gari” en langue aborigène ce qui signifie “Paradis”. L’île devrait son nom, à la femme de James Cook, Eliza Fraser. Ce dernier a découvert l’île en 1770. Son équipage, lui-même et sa femme se sont échoués en 1836 sur un récif au large de l’île. Beaucoup sont morts, dont le capitaine Cook qui a été capturé par des « natifs » et torturés. Plusieurs semaines après, Eliza Fraser fut secourue et renvoyée en Angleterre. C’est en racontant son histoire que par la suite, l'île aurait pris son nom de Fraser. Se rendre sur l’île demande une bonne préparation en amont (permis à obtenir pour y entrer et y camper) car une fois encore, sur l’île vous êtes coupés du reste du monde et il n’y a pas grand-chose sur place, le site peut même être dangereux.

Ensablés avant même d'entrer sur l'île de Fraser Island

La côte est de l’Australie est jonchée de big cities, mais nous préférions dormir dans des endroits sauvages et isolés. Une journée de visite pour chaque ville fut suffisant pour nous, sauf à Sydney ou nous sommes restés 5 jours avant le départ de nos petits vieux.

  Après les aux-revoirs, nous avions besoin de nous poser de nouveau, afin de chercher un travail et nous permettre de poursuivre le voyage. Encore une fois grâce à HelpX, nous avons logé chez un couple charmant, Paul et Judith. Auto-suffisants, ils nous ont initié à la permaculture. Ils possèdent un gigantesque potager, tenu par une femme aux connaissances inépuisables, accompagnée des compétences manuelles de son homme. De là, nous avons pu trouver un travail dans le seul supermarché de Bourke. Une petite “ville” perdue dans le bush dont le tiers de sa population est d’origine aborigène. En raison de sa géographie, il existe même une expression australienne qui dit “At the back o’Bourke” qui signifie au milieu de nulle part, au milieu de l’outback. On se demande clairement comment il peut y avoir de la vie aussi loin de tout. Après avoir travaillé deux mois puis visité Melbourne, nous ressentions le besoin de retrouver nos proches en France. Ce fut donc la fin de notre aventure avec Francis que nous avons confié à une backpackeuse française. 

  L’Australie et toutes ces expériences resteront gravées dans nos mémoires. Le PVT (Permis Visa Travail) nous a offert la possibilité de travailler tout en voyageant. Il est très facile de trouver un job dans ce vaste pays, lorsque l’on sait où chercher. Les locaux sont toujours de bons conseils, surtout pour nous aider à chasser du regard les animaux. Nous avons eu la chance de rencontrer, à l’état sauvage, des kangourous (of course !), des émeus, des cacaotés, des casoars et même un crocodile, tout près de notre baignade.Des forêts tropicales aux désert arides, des vallées jusqu’aux montagnes, des métropoles aux petits villages, nous avons parcouru un bon bout de chemin dans ce pays des merveilles.