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ASIE 2016 / 2017

Malaisie & Thaïlande à vélo 
Cambodge et Vietnam à moto

20 ans, le diplôme en poche, libre comme l’air, je m’envolais avec Virgil, mon meilleur ami, vers un pays inconnu. Avec nous nos vélos, nos passeports et notre backpack, Latifah, la mère d’une amie nous accueillait les premiers jours. Nous n’avons pas été déçu, visite en long et en large de la ville. Le temps de s’adapter à la nourriture, à l’eau et nous prenions la route, direction le nord.

 

La Malaisie étant un pays musulman, il était impossible pour nous de dormir dans les mosquées au cours de notre traversée. Nous avons pu dormir dans des écoles religieuses, ou chez l’habitant la plupart du temps. Quel choc des cultures, lorsque nous étions accueillis chez l’habitant, de voir les femmes voilées de la tête au pied, mises à l’écart de toute personne étrangère à leurs familles. Ce pays n’a pas été très joyeux pour nous. Des palmiers à perte de vue longeant la route pour la culture d’huile de palme, très peu de forêt, beaucoup de pollutions, de camions… il faudra y retourner pour se faire une autre idée de ce pays.

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À cause des conflits entre les malaisiens et les thaïlandais, respectivement les musulmans et les bouddhistes, à la frontière, nous avons décidé de prendre un bateau pour rejoindre l’île de Langkawi. Encore ici un mauvais souvenir. Pour résumer, il s’agissait de la construction d’un énorme complexe aquatique et le reste des plages sont… privées ! Impossible pour nous de planter la tente. Nous avons toujours pu trouver un emplacement pour dormir, mais ici, l’homme s’est approprié la nature. Cette île m’a également marqué suite à un accident qui aurait pu être fatal. Une femme sur son scooter, avec son enfant derrière elle, elle nous dépasse rapidement en nous fixant. Je tourne la tête et la regarde droit dans les yeux, au même moment  la camionnette qui la précédait freine brusquement. La femme a heurté violemment l’arrière du véhicule. Nous savions que nous devions déguerpir vite des zones d’accidents, car on nous a prévenu, l’occidental est souvent mis en cause pour obtenir de l’argent. Comment réagir face à une telle situation ? Heureusement, je la vois se relever suivi de son fils, des passants viennent les aider et nous filons notre route. Cette île aura également été le lieu de notre Noël avec 25°C, petit moment de nostalgie loin des nôtres.

La Thaïlande allait nous réserver beaucoup de surprise et c’est avec joie que nous quittions la Malaisie. Changer de pays signifiait changer de langue, de monnaie et de mode de vie. Les midis, nous mangions dans des restaurants indiens, ils bordent les routes et le soir nous dormions dans les temples. Nous ne pouvons pas compter le nombre de moines nous ayant accueilli les bras ouverts, curieux de notre aventure. En échange, ne voulant pas profiter sans rien donner en retour,  nous passions le balai, ou nous préparions les banquets qu’ils organisaient. Nous avons passer des heures à philosopher et s’interroger sur le monde en général, leurs histoires et leurs coutumes. L’un d’eux à Kanchanaburi, restera lié à nous pour toujours. En effet après les 5 jours passés aux côtés de ces sages, nous nous sommes fait tatouer un sat yank (= prière tatouée) par l'un d'eux. Le symbole de notre aventure à la découverte des cultures et des religions, guidés par notre bonne étoile.

De droite à gauche :

Virgil, le moine qui nous a tatoué, le moine qui a fait la prière et moi.

Photo prise après avoir effectué le tatouage, la veille de notre départ.

Le moine préparant l'encre pour les tatouages.

Anecdote : Perdus dans les rues de Bangkok, nous avons demandé notre chemin à un moine. Ce dernier pensait que nous voulions nous prendre en photo avec lui. Nous avons ri et lui avons dit que nos téléphones étaient déjà pleins de photos de moines. À partir de là, nous avons discuté de notre aventure. Il semblait très intéressé et a finalement pris nos coordonnées. Le soir même, nous recevions un message de ce moine, il nous demandait nos projets pour le lendemain. Sa proposition était la suivante « Rendez-vous demain matin à neuf heures à la gare. Je vous emmène dans ma province. Je m'occupe de vos billets ». La seule condition était que nous trouvions un endroit pour laisser nos vélos, nous les avons confié à un couchsurfer rencontré la veille.

Le lendemain matin, très intrigués, nous étions à neuf heures pétantes à la gare. « T’y crois toi, un moine qui nous invite chez lui à 650 km de là ? ». 9H30, toujours personne, 9H45 non plus. « Il faut être plus réaliste, c’est trop beau pour être vrai. On fait quoi maintenant ? ». Quelques minutes après, sorti de nulle part, il arrivait. Étonnés, impatients de découvrir la suite, nous montions dans ce train d’une autre époque. Pas de climatisation, des petits sièges mais un juste immense bonheur de discuter 10 heures avec ce moine qui parle anglais.

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(Photo prise dans le train pendant le trajet).

La barrière de la langue en Thaïlande est un véritable casse tête. Il est très facile de se faire comprendre pour manger, boire, dormir, se saluer. Lorsqu’on souhaite aller plus loin dans la discussion, comprendre l’autre et sa culture, partager des sentiments, cela se complique. Il a fallu trouver d’autres manières pour se faire comprendre et partager un peu. L’arrivée de Lucile en Thaïlande sonnait la fin de cette aventure avec Virgil. Peu de kilomètres à vélo, mais énormément de souvenirs, d’expériences et d’histoires en tête.

Virgil a écrit un livre sur cette aventure. « Une vie sans titre » aux éditions Amalthée de Virgil Neau.

« On ne trouve pas ce que l’on cherche. On trouve ce que l’on ne cherche pas. »

https://www.editions-amalthee.com/catalogue-livres-editions-nantes/recit/une-vie-sans-titre/

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Récapitulatif du trajet effectué de Kuala Lumpur, Malaisie, jusqu'à Bangkok.

Arrivée de Lucile en Asie

15 jours après le départ de Virgil, c’est Lucile qui arrivait directement de France. Seule condition à sa venue, un sac à dos léger (condition non respectée) et un billet simple. Nous pouvions donc profiter de toutes les opportunités qui s’offraient à nous. Après 3 jours d’adaptation dans un hôtel plutôt chic, nous prenions rapidement le train en direction du Cambodge. Arrêt quelques kilomètres avant la frontière. On descend, tous les touristes louent un tuk-tuk (petit taxi tractée par un scooter) afin d’arriver à la frontière cambodgienne. Lucile commence à suivre et je lui indique que nous, nous allons tout droit, vers la ville. Étonnée, elle me suit tout en se demandant ce que nous faisons dans ce village sans charme apparent. « Allons chercher le Wat ! » qui signifie temple. « Nous pourrons dormir là-bas et demain nous entrerons au Cambodge. » Je voulais l'initier au partage et à l'échange avec les moines thaïlandais, ce que j'avais eu la chance de découvrir auparavant. Expérience réussie.

Le lendemain, même problème à la frontière côté Cambodge. Les rabatteurs pour autocars harcèlent tous les touristes (= les blancs) qui ne payent pas une fortune pour un trajet de 150km. Nous avons marché 5 kilomètres, avons fait du stop et nous voilà arrivés à Siem Reap, ville des temples d’Angkor. La plus belle merveille que nous avons pu admirer en Asie du sud-est. C’est dans cette jolie ville que nous achèterons notre moto qui nous fera voyager à travers le Cambodge et par la suite le Vietnam.

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À la suite de cette épopée, sur un coup de tête et surtout à cause des tempêtes vietnamiennes, nous décidons de changer de continent, trois mois après l’arrivée de Lucile. Billets aller simple pour Cairns, ville du Queensland, en Australie. Pour avoir un aperçu de ces 8 mois au pays des kangourous et des 4*4, c’est ici.

Kylian